Le bilan thermique analyse les flux de chaleur d’un bâtiment pour identifier les sources de déperdition et proposer des solutions correctives. En Aquitaine, les hivers restent doux mais les étés deviennent de plus en plus chauds, ce qui modifie les besoins en énergie : le confort d’été prend autant d’importance que le chauffage hivernal. Un bilan thermique complet tient compte de ces deux dimensions.
La méthodologie du bilan
Le thermicien se rend sur place pour relever les caractéristiques du bâtiment : matériaux de construction, épaisseur et nature de l’isolation existante, type de fenêtres, système de chauffage et de climatisation, ventilation. Il complète l’analyse par une thermographie infrarouge qui visualise les zones de déperdition à la surface des murs, des toitures et des menuiseries.
La thermographie révèle les défauts invisibles à l’œil nu : ponts thermiques au niveau des dalles de plancher, infiltrations d’air autour des fenêtres, isolation dégradée par l’humidité dans les murs. En Aquitaine, les maisons à colombages du Pays basque et les constructions en pisé du Périgord présentent des comportements thermiques spécifiques que le thermicien doit connaître pour interpréter correctement les images.
Les solutions adaptées au climat aquitain
Le programme de travaux hiérarchise les interventions par rapport coût-efficacité :
- L’isolation des combles reste le geste le plus rentable pour les maisons individuelles landaises et périgourdines
- La protection solaire des façades sud et ouest (brise-soleil, volets, pergolas bioclimatiques) réduit les besoins de climatisation en été
- La ventilation naturelle traversante, adaptée au climat doux de la côte basque, limite le recours à la climatisation mécanique
- L’installation d’une pompe à chaleur air-eau valorise la douceur des températures extérieures pour un rendement optimal
Le bilan thermique constitue un outil de décision pour le propriétaire. Il chiffre les économies d’énergie attendues pour chaque poste de travaux et permet de prioriser les investissements. Les aides de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’ANAH financent une partie des travaux d’amélioration énergétique.









