L’Aquitaine figure parmi les régions les plus touchées par les termites en France. Les cinq départements historiques (Gironde, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) sont intégralement couverts par des arrêtés préfectoraux imposant le diagnostic termites avant toute vente immobilière. Les termites souterrains attaquent le bois des charpentes, des planchers et des menuiseries, provoquant des dégâts structurels parfois considérables.
Les zones les plus exposées en Aquitaine
Le littoral landais et girondin concentre une forte population de termites, favorisée par le sol sablonneux et le climat humide. Les maisons à ossature bois, traditionnelles dans les Landes, sont particulièrement vulnérables. Le Bassin d’Arcachon, avec ses constructions en bois de pin, nécessite une vigilance permanente. Dans le Périgord, les demeures en pierre à colombages abritent des charpentes anciennes qui constituent un terrain de prédilection pour les insectes xylophages.
Les zones urbaines ne sont pas épargnées. À Bordeaux, les quartiers anciens présentent des cas d’infestation dans les caves et les planchers bas. Les termites progressent par le sol et peuvent traverser les fondations pour atteindre les éléments en bois des étages supérieurs.
Le diagnostic et les mesures préventives
Le diagnostiqueur certifié inspecte le bien de la cave au grenier, sonde les éléments en bois accessibles et recherche les indices d’activité termitique (galeries, bois sonnant creux, traces d’abandon). Le diagnostic est valable six mois, ce qui impose de le réaliser peu avant la signature du compromis.
- Traitez préventivement les bois de charpente lors de toute rénovation
- Installez des pièges et des barrières chimiques autour des fondations dans les zones à forte infestation
- Déclarez en mairie toute découverte de termites dans un délai d’un mois
- Privilégiez un diagnostiqueur connaissant les spécificités des termites aquitains (Reticulitermes flavipes)
Le coût du diagnostic termites varie entre 100 et 250 euros selon la surface du bien. Un traitement curatif complet peut atteindre 5 000 à 15 000 euros pour une maison individuelle, selon l’ampleur de l’infestation et la méthode employée (barrière chimique, piège, injection).









