Amiante dans les immeubles aquitains : diagnostic et réglementation

L’amiante a été massivement utilisé dans la construction en France jusqu’à son interdiction en 1997. En Aquitaine, les immeubles collectifs de Bordeaux, Pau et Bayonne construits entre 1950 et 1990 présentent un risque élevé de contenir des matériaux amiantés : flocages, calorifugeages, dalles de sol, plaques de fibrociment en toiture ou en façade. Le diagnostic amiante identifie la présence de ces matériaux et détermine leur état de conservation.

Les obligations du propriétaire

Le diagnostic amiante avant vente est obligatoire pour tout immeuble dont le permis de construire date d’avant le 1er juillet 1997. Le propriétaire d’un immeuble collectif doit faire réaliser un dossier technique amiante (DTA) accessible aux occupants, aux entreprises intervenant dans le bâtiment et aux inspecteurs du travail. Ce DTA est mis à jour à chaque nouveau repérage.

En cas de travaux, un repérage amiante avant travaux (RAAT) est obligatoire pour les matériaux susceptibles d’être touchés par l’intervention. Ce repérage conditionne les mesures de protection des travailleurs et le choix de la technique de retrait ou d’encapsulage.

Les spécificités du bâti aquitain

Les immeubles bordelais du milieu du XXe siècle présentent fréquemment des dalles de sol vinyle-amiante et des conduits de chauffage calorifugés à l’amiante. Les constructions plus anciennes en pierre de taille contiennent rarement de l’amiante dans leur structure, mais les rénovations successives ont pu introduire des matériaux amiantés (plaques de faux plafond, joints de fenêtre).

  • Faites réaliser le diagnostic par un opérateur certifié avec mention, disposant d’une assurance professionnelle
  • Conservez le DTA à disposition des occupants et des entreprises de maintenance
  • Planifiez le retrait des matériaux dégradés par une entreprise certifiée et habilitée
  • Intégrez le coût du désamiantage dans le budget de rénovation de la copropriété

Le coût du diagnostic varie entre 150 et 500 euros pour un appartement, et entre 1 000 et 5 000 euros pour un immeuble entier, selon la superficie et le nombre de matériaux à prélever. Un repérage bâclé expose le propriétaire à des poursuites pénales en cas d’exposition des occupants.

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